les enjeux de l’eau & les risques d’inondation

DU 25 NOVEMBRE 2024 AU 25 MAI 2025

Parlons des enjeux sur l’EAU et LES MILIEUX AQUATIQUES

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Enjeu 6 : MÉMOIRE
S’approprier notre histoire pour mieux appréhender l’avenir de l’eau

© AERM / N. Leblanc

Au niveau national

Sur plus d’un milliard de tirs d’obus effectués lors de la 1ère et 2ème Guerre mondiale, environ 25 % n’ont pas explosé. Ces véritables réservoirs chimiques, contenant des métaux, des explosifs nitratés ou perchloratés, sont enfouis dans les sols.

Sur le bassin houiller

À la suite de la fermeture des sites d’exploitation minière du bassin houiller, l’arrêt des eaux d’exhaure a induit une remontée de la nappe, plus rapide que prévue :
34 communes sont concernées par le risque d’inondation lié à cette remontée.

Sur le bassin ferrifère

Les réservoirs miniers ennoyés du bassin ferrifère représentent un volume de plusieurs centaines de millions de m3, pour la plupart trop riches en sulfates et soumis à une forte pression « pesticides » pour un usage direct pour l’alimentation en eau potable. Cette ressource est utilisée après traitement ou mélange.

Pollutions liées aux explosifs utilisés lors des conflits mondiaux ou sur sites militaires : des bombes à retardement pour l’environnement ?

Les études menées ces dernières années montraient que la pollution était importante pour les sols, et minime pour l’eau. Cependant, un nouvel inventaire réalisé par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a identifié de nouvelles zones potentiellement concernées par ce type de pollution. Une étude vient de débuter : elle doit permettre de déterminer les sites où la pollution est avérée, de caractériser cette pollution et de quantifier les impacts. La poursuite de l’acquisition d’informations est donc nécessaire. 

Fin de l’activité minière 

  • Au fur et à mesure de l’avancement de l’exploitation du charbon ou du minerai de fer, les galeries abandonnées étaient volontairement comblées. Cela entraînait la fissuration des couches du sol se trouvant au-dessus de ces galeries. Par ces fissures, les eaux issues de nappes souterraines pouvaient s’infiltrer. Ces eaux devaient être pompées pour maintenir les zones de travaux à sec. A l’arrêt des exploitations, les pompages ont cessé entraînant l’ennoyage des sites et constituant ainsi des réserves d’eau. Sur le bassin houiller situé au nord du département de la Moselle (Carling, Forbach, Saint-Avold...), un enjeu quantitatif important est identifié. Les parties prenantes doivent gérer les évolutions de la ressource en eau dans un contexte de reconstitution de nappe. Des études sont en cours pour déterminer les possibles usages d’une telle ressource, en privilégiant la restauration des milieux naturels.
  • Sur le bassin ferrifère (Longwy, Thionville, Briey...), la préservation de cette réserve nécessite la mise en place d’une gestion durable et patrimoniale. A cet effet, un observatoire des réservoirs miniers permet de suivre l’évolution quantitative et qualitative de cette ressource. L’enjeu est de s’assurer de l’évolution de sa qualité, tant du fait des pollutions dues aux activités minières passées que des pollutions dites de surface en lien avec l’occupation du sol (dont les pesticides d’origine agricole).

Comment faire le choix gagnant-gagnant de l’eau et de l’histoire ?

 Il convient de :

  • Poursuivre les prospections relatives à l’identification des sites contaminés par des polluants pyrotechniques et en quantifier les impacts ;
  • Continuer à suivre les évolutions de la qualité et des niveaux des nappes faisant suite à la fin de l’activité minière ;
  • Préserver ces ressources de toutes nouvelles sources de pollution.

Un principe de précaution

En juillet 2015, sur la base du principe de précaution, 105 hectares sur des sites de destruction d’obus en Meuse (55) ont été mis sous séquestre, les animaux d’élevage consignés, le ramassage de produits issus de la cueillette ainsi que la consommation de poissons interdits.

10 avis ont été donné, consultez-les

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Avis déposé par Anonyme le Vendredi 22/11/2024 - 18:53

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Avis déposé par Anonyme le Jeudi 12/12/2024 - 21:50

En accord avec cet enjeu

Stocamine, le lindane et le stockage d’hydrogène

Avis déposé par Anonyme le Jeudi 26/12/2024 - 06:00

L’humain n’apprend rien de son passé, la preuve: stocamine et les déchets dans d’anciennes mines de potasse, le lindane enfoui à Colmar qui attend le bon vouloir des autorités pour la dépollution et les projets de stockage de l’hydrogène en plaine d’Alsace. Donc orienter le débat sur les obus et autres vestiges des guerres est certes un angle et une piste de travail, mais très réducteur pour mieux appréhender l’avenir de l’eau!

site minier

Avis déposé par Anonyme le Samedi 04/01/2025 - 18:26

effectivement lors de l'exploitation des mines de charbon, l'eau d'exhaure était consommée après traitement. il conviendrait de continuer à l'exploiter. toutefois, contenu de "tout ce qui a été laissé au fond" après la fermeture, je pense qu'elle doit être sérieusement polluée. il faut trouver la solution pour la rendre à nouveau propre

Ce n'est pas tout

Avis déposé par Anonyme le Samedi 11/01/2025 - 12:09

Les niveaux élevés des voies navigables viennent aussi du fait qu'il y a trop peu de draguages. Il y a quelques années encore, ce qui était dragué était déversé sur les berges et dans les champs alentour; à présent c'est interdit. Résultat: pour garder un tirant d'eau assez élevé pour la navigation, on remplit les biefs à ras bord, et les berges ne tiennent pas, d'où les inondations.

bassin minier

Avis déposé par Anonyme le Mardi 14/01/2025 - 13:17

sur le bassin Thionvillois, la qualité de la mine de Metzange (Angevillers) a "plus rapidement que prévu" vu ses concentrations diminuer et devenir acceptable pour l'eau potable. Il convient de s'assurer que cette ressource le demeure, en évitant de la polluer avec des défaillances agricoles sur les zones du bassin. Des usines de décarbonatation devraient d'avantage voir le jour en étant d'avantage subventionnée, pour utiliser plus majoritairement ces eaux naturellement "trop" calcaires plutôt que de faire venir de l'eau sur de longues distances.

accès aux données

Avis déposé par Anonyme le Lundi 27/01/2025 - 16:12

la mémoire est là, d'autant plus que le numérique se développe. Tout le monde a des photos, des récits d'anciens... ce qu'il manque, c'est de pouvoir compiler toutes ces données. pourquoi pas un outil participatif sur les crues, ou autre évènements liés à l'eau, à l'image des outils participatifs naturalistes

L'histoire des castors compte aussi!

Avis déposé par Anonyme le Jeudi 06/02/2025 - 17:28

Dans un pays qui a perdu entre 50 et 80% de ses zones humides, l'éradication des castors a permis l'accaparement des zones humides par l'Homme. Les castors étaient présents depuis 8 millions d'années et façonnaient les rivières et les marais, c'est une histoire bien plus longue que celle d'Homo sapiens en France et elle mérite d'être racontée. Aujourd’hui cette mémoire nous est utile pour favoriser leur retour et imiter leurs ouvrages (barrages temporaires et semi-perméables). Elle pourrait contribuer à relever les défis climatiques et ceux du sauvetage de la biodiversité des zones humides et aquatqiues, comme le montrent de plus en plus de retours d’expériences. Lire à ce sujet: Rendre l'eau à la terre. Alliances dans les rivières face au chaos climatique, Baptiste MORIZOT et Suzanne HUSKY: http://actes-sud.fr/catalogue/nature-et-environnement/rendre-leau-la-terre Ces techniques encore marginales doivent être soutenues sans réserve par les pouvoirs publics.

Ça tombe sous le sens !

Avis déposé par Anonyme le Lundi 24/02/2025 - 09:46

Ça tombe sous le sens !

Commençons par mieux contrôler les activités polluantes actuelle

Avis déposé par Anonyme le Jeudi 20/03/2025 - 12:36

Pour mieux appréhender l'avenir de l'eau et préserver les générations futures il conviendrait déjà de faire 1) un inventaire exhaustif des activités polluantes, 2) mettre en œuvre un plan d'action pour limiter effectivement voire supprimer ces activités. En matière agricole, Supprimer ou substituer les engrais et pesticides écocides par des alternatives plus respectueuses de l'environnement. Changer à grande échelle les pratiques agricoles et la politique d'importation de produits agricoles aux couts toujours plus bas. Faire porter (par des taxes) aux produits importés les non respects de l'environnement qui n'ont pas respectés nos propres normes. Au niveau mines et carrières, mener une analyse global sur les pratiques actuelles. Pourquoi toujours chercher à ouvrir de nouvelles carrière et pourquoi reconditionner aussi peu les matériaux déjà extraits et transformés (Bétons, briques, verre, caoutchouc ,plastiques, ...) Encourager la recherche visant le reconditionnement systématique. En effet, la politique générale étant d'utiliser les carrières pour l'enfouissement des déchets, il conviendrait de ne plus ouvrir de carrière sans mener conjointement une analyse fine sur le stockage des déchets dans ces lieux mal gérés et mal contrôlés. A terme les produits enfouis mal caractérisés sont une bombe écologique à retardement à même de polluer lourdement et durablement les nappes phréatiques. Malheureusement le processus de stockage systématique a déjà commencé avec l'encouragement des service des préfectures. Il conviendrait de revoir cette forme de pratique simplissime qui déresponsabilise l'ensemble des acteurs de ces filières, agents de l'état compris. Pour préserver l'avenir de la ressource en eau, il conviendrait de confiner systématiquement toute matière mise en remblai ou en stock afin de recueillir les lixiviats, de prévoir systématiquement des dispositifs d'analyse des eaux de ruissellement et d'infiltration et de prévoir la mise en œuvre de dispositifs de traitement de ces eaux.